Une fois n’est pas coutume, nous partons à la découverte de la nouveauté d’un parc zoologique. Mais pas n’importe lequel ! À bien des égards en effet, Pairi Daiza partage des similitudes avec l’univers des parcs d’attractions. Si le bien-être animal reste au centre des préoccupations, le visiteur n’y est pas oublié et les Mondes dans lesquels celui-ci est plongé au cours de sa visite lui donnent un aperçu des merveilles de notre planète. C’est dans cet esprit que le 7 Février 2026, le célèbre parc belge a frappé fort avec un dixième univers, Edenya, qui n’est autre que la plus grande serre tropicale du monde représentant un investissement colossale de 215 millions d’euros !

Le record de la plus grande serre tropicale du monde n’est certainement pas usurpé puisque c’est une verrière de quatre hectares (206 mètres de long, 192 de large et 24 de haut !) qui protège un espace tropical unique recréé pour Edenya. Trois autres records viennent en outre compléter celui de la grandeur : celui de la plus grande diversité d’espèces végétales cultivées sous serre tropicale (1800 espèces !), celui du plus grand écosystème zoologique couvert du monde (230 espèces terrestres et aquatiques !) et celui du plus grand hôtel subaquatique du monde. Ce palmarès a été validé (ou est en cours de validation) par Guinness World Records.




Edenya est divisé en six parties : La Montagne et la Cascade, La Forêt Tropicale, La Forêt Sèche, Le Village Rivière, La Plage Tropicale et La Falaise du Pantanal.

LA MONTAGNE ET LA CASCADE
Le point d’orgue de cette partie d’Edenya est sans conteste sa cascade de 17 mètres. Les maitres des lieux ? Les jaguars, une espèce inédite à Pairi Daiza ! À proximité, vous pourrez apercevoir le caméléon de Parson, la plus grande espèce de caméléon du monde.




Sous une coupole de 1500 m2, l’un des plus grands territoires de papillons d’Europe (750 individus y évoluent !) invitera au calme et à la sérénité. Issus de fermes responsables de Papouasie, d’Amérique du Sud et d’Afrique, grâce à une collaboration avec Papiliorama (Suisse) et l’association internationale IABES, aucun papillon n’est prélevé dans la nature.



Autre curiosité, une plaque d’arbre mammouth pétrifié, vestige d’un Séquoia affinis disparu depuis trente-huit millions d’années.

La Montagne est aussi le point de départ de Vertigo, un parcours suspendu de la démesure, traversant toute la serre.





Enfin, comme un peu partout dans la serre, des logements permettront de prolonger l’expérience : les Jaguar Falls, quatre duplex à l’architecture maya donnant sur le territoire des jaguars et sur des bassins accueillant 50.000 poissons tropicaux.

LA FORÊT TROPICALE
Dans une jungle immense (qui évoluera au fil des années), des ponts suspendus mènent les visiteurs au plus près de la canopée à la rencontre de gavials du Gange, saïmiris, pudus, antilopes dik-dik, pacas, céphalophes du Natal, drills, cercopithèques de Brazza et hippopotames nains.



L’orchidée géante Grammatophyllum speciosum, dont certains spécimens pèsent plus d’une tonne, et trois cocos de mer, palmiers mythiques qui ne poussent naturellement qu’aux Seychelles, venus tout droit Nong Nooch Botanical Garden, composent le paysage.



Un kiosque, Jungle Break, vous permet en outre de vous restaurer avant de poursuivre votre exploration.

En ce qui concerne les logements, vous pourrez séjourner dans les Emerald Retreat, huit cabanes dans le feuillage face aux saïmiris, pudus, antilopes dik-dik et céphalophes du Natal.





LA FORÊT SÈCHE
C’est un plateau aride à huit mètres au-dessus du sol qui vous attend ici. Lémuriens, fennecs, mangoustes, suricates, dragon de Komodo et fossas en sont les propriétaires.





Du point de vue botanique, vous pourrez y observer des cactus ainsi que des euphorbes et même des morceaux de troncs de cycas fossilisés, datant de l’ère Paléozoïque, bien avant l’apparition des dinosaures ! Autres essences exceptionnelles s’épanouissant dans cet espace, deux Ficus religiosa, descendants authentiques de l’arbre sous lequel Siddhartha Gautama atteignit l’Éveil pour devenir Bouddha, il y a plus de deux mille ans, à Bodh Gaya (Inde).





Enfin, âmes sensibles s’abstenir, un passage vous est réservé à travers des toiles immenses s’étirant entre les branches et chefs-d’œuvre des néphiles, des araignées géantes au fil d’or.

LE VILLAGE RIVIÈRE
Des huttes sur pilotis alignées le long d’une rivière paisible, voilà le paysage représenté ici. Drills, cercopithèques de Brazza, hippopotames nains, potamochères, loutres géantes, alligators du Mississippi et poissons tropicaux s’y donnent en spectacle.








Ces huttes peuvent devenir votre hébergement pour la nuit. Les Riverside Haven vous offre en effet cette opportunité unique d’un moment au fil de l’eau.

Enfin, un autre kiosque, Gator’s Corner, vous permettra de reprendre des forces !

LA PLAGE TROPICALE
Au plein coeur d’Edenya, profitez de la Plage Tropicale. Deux bassins fourmillent par ailleurs de vie : l’un, de 6000 m3 et rempli d’eau salée, est le territoire des raies, des requins et des tortues couannes ; l’autre, de 4000 m3 et rempli d’eau douce est le refuge des lamentins. Sur les rives de ces bassins, vous pourrez apercevoir des tortues géantes d’Aldabra, des crabes cocotiers ou encore des anguilles de feu.












C’est aussi l’endroit parfait pour une halte avec un point de restauration, Sandy Beach, et une boutique, Tropical Market.







Non loin de la grande terrasse, Eagle Eye, un biplan monomoteur Antonov-2 « Colt », est suspendu à la charpente d’Edenya. Il fut sauvé en 2014 près de Cambrai par Eric Domb, le fondateur du parc, puis restauré en Pologne, son pays d’origine. Sur son fuselage, vous observerez un pygargue de Steller peint d’après un dessin original de Jean-François Charles.




Envie de se poser plus longuement ? The Abyss est un restaurant bistronomique exceptionnel… sous l’eau ! Une première en Europe ! Vous y découvrirez entre autres quatre plaques monumentales, issues de la formation de Santana au Brésil, révèlant une ichtyofaune fossilisée vieille de près de 125 millions d’années. Un fossile d’exception est en outre exposé dans cette zone : un Xiphactinus audax, un poisson carnassier géant du Crétacé, long de 4,20 mètres, dans une plaque incrustée d’ammonites. Découvert dans les terres du Kansas, il vécut il y a plus de 80 millions d’années, quand une mer intérieure recouvrait une grande partie de l’Amérique du Nord.





Enfin, ici aussi des logements ont été aménagés. Les Manatee Cove offrent une vue sur les lamantins tandis que les Shark Cove vous plongent dans l’univers des requins, tortues et raies. En tout, 28 hébergements sont réservables. Vous verrez aussi quatre mosaïques composées de pierres semi-précieuses et signées Zee Haag, un artiste américain installé à Tucson.






LA FALAISE DU PANTANAL
Le Pantanal est la plus vaste zone humide d’eau douce du monde. À Edenya, c’est le refuge des singes-araignées, loups à crinière, tapirs, capybaras et fourmiliers géants.



Dans un jardin d’arbres fruitiers exotiques vous rencontrerez iguanes, caméléon, tortues étoilées de Madagascar, paresseux et roussettes de Levingstone.




Ne manquez pas la sculpture dans la serpentine, une pierre d’Amérique du Sud, représentant des iguanes tout proches.

L’artiste Edison Carvajal a sculpté pour Pairi Daiza 31 reproductions des sculptures San Agustín taillées entre 300 et 800 après Jésus-Christ dans la roche volcanique des Andes.




Ici aussi, 28 chambres troglodytiques accueillent des hôtes. Les Rockhaven s’ouvrent sur des cénotes végétalisés, avec vue sur le territoire des capybaras, fourmiliers géants, tapirs et loups à crinière.


Edenya a été pensée de manière durable. Sa verrière monumentale, composée de 1320 tonnes d’acier et de 25 colonnes en béton armé, soutient un vitrage conçu par AGC Glass Belgique : cinq fois plus isolant qu’une serre classique, il laisse passer la lumière et les UV indispensables à la vie tout en évitant la surchauffe. Résultat : un climat tropical naturel, stable, et une température agréable toute l’année, sans dépendre des énergies fossiles.



Edenya est un organisme vivant. Son cœur bat au rythme de pompes à chaleur, de ventilations hybrides, et d’un système intelligent qui récupère et redistribue la chaleur selon les saisons. Sous la serre, rien ne se perd. Grâce aux carports photovoltaïques, le soleil assure 100% de son autonomie électrique. Les 40.000 m2 de toiture recueillent les pluies, stockées dans des citernes de 1400 m3 pour nourrir les plantations avec une eau naturellement douce. Les eaux usées sont épurées avant d’être restituées à la Dendre, tandis qu’un réseau fermé assure le recyclage permanent de l’eau de captage.


Mais ce n’est pas tout ! 25 colonnes ignifugées, un système de ventilation automatique capable d’évacuer la fumée en quelques secondes, des sprinklers et canons à eau intelligents, des matériaux acoustiques qui absorbent le son pour préserver la tranquillité des visiteurs et des animaux… tout a été pensé dans les moindres détails ! Les 5000 m2 d’espaces techniques gèrent quant à eux la purification de l’air, la filtration de l’eau, le chauffage, le refroidissement et la régénération des bassins tropicaux.


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